Hausse durable du carburant... la menace plane sur l'aérien
information fournie par Zonebourse 16/03/2026 à 12:23
Depuis le début de l'année, la hausse du prix du kérosène a largement dépassé celle du pétrole. Alors que le Brent a progressé d'environ 70% sur la période, le carburant aérien a quant à lui bondi de... plus de 110%.
Par conséquent, de nombreuses compagnies, à l'instar d'Air France, KLM, Qantas, SAS, Air New Zealand, Cathay Pacific ou Air India ont déjà annoncé des hausses de tarifs afin d'intégrer la flambée du kérosène.
Les compagnies sont pourtant généralement bien couvertes contre la volatilité du carburant. Selon AlphaValue, Air France-KLM a couvert 62% de ses besoins en carburant pour 2026. Lufthansa et IAG sont quant à elles couvertes à 77% et 62% en 2026.
Sauf que toutes les stratégies de couverture ne se valent pas : certaines compagnies se couvrent contre le prix du pétrole quand d'autres optent pour une couverture contre le " crack spread " (l'écart entre pétrole brut et carburant raffiné), ce qui peut créer un risque supplémentaire lorsque les spreads explosent.
La semaine dernière, la banque américaine Citigroup indiquait justement avoir revu à la baisse ses estimations pour les compagnies aériennes d'Europe de l'Ouest en raison de la hausse des prix du carburant et du risque que les " crack spreads " restent durablement élevés jusqu'en 2026.
A cela s'ajoute aussi un risque direct lié à l'approvisionnement. Selon UBS, plus d'un quart du kérosène consommé par l'aviation européenne provient du Moyen-Orient. Les tensions géopolitiques, si elles persistent, pourraient ainsi entraîner des pénuries ou des prix durablement élevés.
"Une hausse prolongée du carburant pourrait également peser sur la demande via un impact négatif sur la croissance mondiale, tout en mettant sous pression les marges des compagnies aériennes", prévient UBS en substance.
Dans son scénario défavorable, Jefferies estime que des prix du kérosène durablement élevés pourraient conduire à un repli des marges autour de 10%.
L'analyste craint aussi que la hausse de la facture énergétique ne réduise les flux de trésorerie disponibles, limitant la capacité des groupes à accélérer leur désendettement et à reprendre les distributions aux actionnaires, notamment via les rachats d'actions.
"À l'inverse, une normalisation des prix du carburant permettrait au secteur de préserver des marges élevées et de soutenir le redressement financier engagé depuis la pandémie", conclut en substance le broker.
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